
Netflix
La VF existe.
Vous avez aimé
"le silence des agneaux" avec Jodie Foster et Anthony Hopkins
"Peur primale" avec Richard Geer et Edouard Norton
"L'anatomie d'une chute" avec Sandra Hüller ?
Alors, ne passez pas à côté de "Le prix des aveux".
Le pitch
Une femme accusée de meurtre.
Une autre qui se venge.
Un pacte meurtrier.
Et une justice aveugle qui se perd.
Le cœur du drama
Pas de héros.
Mais une héroïne… et une anti-héroïne.
Deux femmes écrites comme des personnages habituellement masculins :
déterminées, responsables et dangereuses.
Et trois hommes de loi aux certitudes fragiles, difficiles à cerner.
Des actrices époustouflantes.
Kim Go-Eun (Cheese in the trap, The king eternal monarch, Little women).
Encore une fois brillante, une interprétation de femme limite psychopathe de premier ordre. Elle ne dément pas son talent.
Jeon Do-yeon (Kill Boksoon, Secret Sunshine (prix d’interprétation à Cannes).
Dans « Le prix des aveux » elle retrouve ce registre sec, sans effet de manches. de Kill boksoon où elle incarne une tueuse à gage un « prix des aveux » où elle joue une victime faussement accusée, elle montre encore une fois l’étendue de ses talents.
Des acteurs à la hauteur, sans jamais voler la vedette.
Les acteurs qui incarnent le procureur et les deux avocats sont remarquables de retenue.
Jamais démonstratifs, jamais caricaturaux, ils donnent chair à des hommes de loi aux certitudes fragiles, constamment déplacés par le jeu des deux héroïnes.
Leur interprétation sert le récit sans chercher à l’écraser, maintenant un équilibre rare dans un thriller aussi tendu.
Park Hae-soo (squid game, prison playbook, karma…)
Jin Seon-kyu (through the darkness avec Kim Nam-Gil)
Choy young-Joon (la créature de Kyongsong)
Une mise en scène juste, sans faux-col.
Ici, on retrouve bien la patte de Lee Jung-hyo: une mise en scène dépouillée, attentive aux silences, déjà à l’œuvre dans Doona! ou Crash Landing on You, mais ici débarrassée de toute tentation romantique.
Un scénario taillé au scalpel.
Avec Le Prix des aveux, le scénariste Kwon Jong-kwan installe une nouvelle fois une mécanique morale ambiguë, explorant les zones floues de la vérité et du mensonge.
Tandis que la mise en scène de Lee Jung-hyo choisit la retenue et le dépouillement plutôt que l’esbroufe, l’écriture de Kwon Jong-kwan interroge aussi la responsabilité individuelle face au système.
Un thriller psychologique assumé:
pas d’action gratuite,
pas de voyeurisme,
pas de male gaze.
Juste un regard humain, vrai, inconfortable.
Conclusion
Cette série est prenante, dérangeante, addictive.
Et on reste jusqu’au bout, parce que le récit est dépouillé.
Un bijou !
Vous pouvez le voir en VF, bien que les voix ne rendent pas justice aux acteurs et actrices.
Je reviendrai plus tard sur ces acteu.rice.s de talent qui m’ont enthousiasmée dans d’autres excellents dramas.
Iels valent la peine qu’on s’y attarde longuement.
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