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LES KEYDRAMAS DE SENG AH-EUN #9

The Siren's Kiss 

Ou

Le syndrome du sauveur...

Et encore une sirène, l’éternel fantasme masculin !
Mais celle-ci, elle ne chante plus!

Elle ne sourit plus.

Elle est brisée.

Derrière elle, un chapelet de fiancés morts.

Et pourtant, elle fascine encore les hommes.
Et à chaque fois !

Pas par son chant, mais par ses larmes.

Criminelle ? Victime ? Jouet cassé ?
On passe des heures à se le demander.
Un suspense total, des clifhangers un peu clichés, mais qui fonctionnent bien… Mais bon, le rythme est trop lent pour moi, mais j’y reviendrai.

En tous cas, dans ce thriller, Kim Cheol-kyu nous propose une sirène qui ne séduit pas par son chant… mais par sa souffrance. Le male gaze, version 2026 :
Perso, je me pose la question : Kim cheol Kyu dénonce-t-il un male gaze qui peut être fatal, ou se sert-il juste de ce point de vue pour satisfaire l’audimat masculin ?

Et si la vraie malédiction, c’était d’être désirée… en dépit de sa souffrance ?

En tous cas, cette sirène ne laisse aucun homme indifférent.

Mais qu’en est-il du spectateur ?

Pitch

Disney commence son pitch par : "L’aimer, c’est mourir."
Je n'aime pas : ça pose l’héroïne comme une prédatrice… Ou un appât… Alors que l’intrigue est tout de même plus subtile.
Donc : Han Seol-ah (Park Min-young), une commissaire-priseuse énigmatique, semble persécutée par son karma : ses trois fiancés sont morts dans des circonstances troubles, et son sourire résigné semble cacher bien plus qu’un simple deuil. Quand Cha Woo-seok (Wi Ha-joon), un enquêteur d’assurances sceptique, reçoit un appel anonyme l’accusant d’être liée à ces morts, il décide de percer son secret… en se faisant passer pour son petit ami.

Les acteurices ?

Excellents, comme d’habitude.

Park Min-Young d’abord…

Rien à dire, très bonne performance de la femme brisée, secrète, qui veut se venger, mais qui craint pour les autres… Un jeu subtile, pas facile.

Wi Ha-Jun ? Mon chouchou ? Toujours aussi charismatique. Mais je le préfère dans les rôles d’action.

C’est un bon premier rôle, mais il est toujours sous exploité, à mon avis. Quand on le voit dans Bad and Crazy, on sait qu’il en a sous le capot, mais on ne lui demande que du 50 à l’heure.

Quant à Kim Jung Hyun, une très belle performance aussi, dans le rôle de l’amoureux fou...

 Littéralement.

Mais je le préfère dans Mr Queen, Chincha !

 

Les acteurices secondaires : très bons, ils tiennent leur personnage à la perfection…

Le réalisateur-scénariste Kim Cheol-Kyu

Kim cheol Kyu, réalisateur, mais aussi à ce qu’il semble, le scénariste… Et c’est là peut-être que le bât blesse...
Kim Chul Gyu est connu pour la réalisation de ses drama à thème, où le message est fort, puissant même.

Celebrity : les dérives du monde des influenceurs,

The Flower of Evil (2020) qui explore les themes de la confiance, du pardon et de la rédemption… avec l’excellent Lee Joon Gi

Mother, (2018) qui parle des défis de la maternité dans une société coréenne patriarcale et individualiste.

Et celui que je regrette de ne pouvoir voir :

Chicago Typewriter… mêlant histoire, fantastique et émotion.


Et tous les dramas que j’ai cités ont été écrits par des femmes ! Je suis persuadée qu’elles ont influencé sa manière de tourner.

Ce que je reproche à son drama ‘the siren’s kiss’, c’est la lenteur ! Lenteur du scénario, lenteur des plans, longueur des plans. Lenteur des dialogues. Il est certain que ça crée une ambiance, mais cette lenteur agace plus qu’elle immerge, à mon avis.

3 raisons d’aimer ce drama 

Wi Ha-Jun, le beau, le charismatique, Wi Ha-Jun, l’excellent acteur, sous exploité.

L’intrigue et ses rebondissements. Appréciable.
Les autres acteurices? Ouaiii ! allez !

MAIS ...


1. L'OST: la chanson de la sirène est belle, mais pour le reste, dans les moments de tension, de suspens du film, elle énerve plus qu’elle ne sert le film. A mon avis.

2. Male Gaze?

Et puis, qu’on ne reprenne pas Kim Chul Gyu , l’excellent réalisateur, à développer un male gaze qu’on ne lui connaissait pas. Bon, heureusement, ça transparait moins dans les trois derniers épisodes. À vous de voir si j’ai raison ou pas. Dites-le moi en commentaire.

Alors, si je recommande ?

Ben oui, car tout de même…
Il y a de la consistance.

Parce que dans ce thriller se cache une question bien sombre : Han Seol-ah est-elle une victime, une criminelle, ou le miroir déformé des fantasmes masculins ?

À vous de voir.

Mais regardez aussi Flower of Evil, du même réalisateur ET du même genre… Mais écrit par une femme, et avec un héros brisé masculin cette fois… On pourra comparer ensemble.

 

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